Nous sommes le 22 août 2006, j’ai 33 ans, je vie maritalement avec ma copine du même âge et nous avons une petite fille de 4 ans et demi. Nous ne sommes pas mariés, ma copine et ma fille sont baptisées mais moi pas. Nous sommes ensemble depuis une dizaine d’années. Ma mère m’a expliqué quand j’étais petit que « nous » notre religion c’est « Catholique » mais mon père n’a jamais voulut entendre parler de ça et je n’ai jamais lu la bible.

Il y a un mois de ça environ, un dimanche, je cherchais une idée de sortie pour essayer de nous distraire : il faut dire que nous travaillons tous les deux et que la semaine passe très vite. Ainsi les 2 jours du week-end sont extrêmement précieux : on n’a pas le droit de s’embêter ses 2 jours là. Si c’était le cas, cela voudrait dire que notre vie se résume à notre travail et donc qu’elle n’a aucune véritable consistance, elle serait alors triste à mourir. C’est pourtant à cette conclusion que j’abouti ce dimanche là : pas de dessin animé au cinéma pour la petite, pas envie de visiter pour la nième fois un village du Vaucluse, pas envie d’aller simplement marcher pour s’aérer et pas d’amis proches a embêter… Il me fallait me rendre à l’évidence : notre vie à un petit goût triste et est un peu vide...

 

Deux semaines plus tard, je fis une deuxième constatation. En y réfléchissant (il parait que je réfléchis trop), je constatais qu’on avait « TOUT »…, ou plutôt tout ce vers quoi l’on tend quand on joue le jeu de notre société. On a chacun un travail dont on a fait le tour et qui subvient à nos besoins ; on a chacun notre voiture ; on a un chat et même un projet bouclé de construction de maison individuelle avec un crédit sur 15 ans. Constatant ceci il me vint tout naturellement à l’esprit la très logique question qui revient à chaque fois : « Et maintenant qu’est ce qu’il nous faut ? » le problème c’est que cette fois ci je n’avais pas de réponse concrète et immédiate : donc je réfléchis a nouveau. En y réfléchissant bien, il y avait bien un point dont je ne m’étais pas occupé et que j’avais mis de côté : le fameux groupe des questions métaphysiques auquel les gens comme moi n’ont pas de réponse ou bien des réponses qui n’en sont pas et qui sont répétées de père en fils du genre « Ne te casses pas la tête avec tout ça». Ces questions sont nombreuses mais certaines reviennent plus que d’autres ; par exemple :

·         Est-ce que Dieu existe ?

·         Si il existe c’est qui ou c’est quoi ?

·         Il y a quoi après la mort ?

·         A quoi ça sert tout ça (naitre, vivre et mourir sur cette terre) ?

·         Est-ce qu’il y a un but ou une mission à accomplir ?

·        

 

C’était décidé : il me fallait maintenant commencer à m’intéresser à ces anciennes questions, poussiéreuses car délaissées depuis.

Je n’imaginais pas l’importance et la conséquence de ce sur quoi je venais de poser  tout naturellement le doigt. Par quoi commencer ? Et surtout comment s’y prendre ? Il fallait bien commencer par quelque chose et il se trouve qu’à la télé on voit souvent des moines bouddhistes souriants, sereins, aimants et rayonnants de bonheur et de paix. C’est parti, j’achète un livre pour comprendre le bouddhisme et sur GOOGLE je cherche des sites sur le bouddhisme : je m’arrête sur http://www.buddhaline.net/ et je lis au grès de mes envies et de mes disponibilités les enseignements. Ma curiosité sera stoppée par un texte me demandant de supprimer tout désir en moi, de me détacher de toutes choses, y compris de ma copine et de ma fille (les 2 seules choses les plus précieuses au monde) et un autre m’annonçant que Dieu n’existait pas. J’ai été très triste pendant 2 jours car je commençais à y croire vraiment et ce texte de toute évidence était contradictoire avec cette idée que je m’étais faite au cours du temps d’un dieu aimant et protecteur pour tous. Un coup de fil à une personne de ma famille dont je savais qu’elle c’était intéressée au bouddhisme me confirma que je devais arrêter ma recherche dans cette voie. Cette même personne me parla de « renouveau charismatique » et m’invita à chercher sur Internet…

 

Nous sommes le 23 août 2006,  je voudrais faire un point sur ce qui se passait en moi à ce stade là pour donner au lecteur le maximum d’éléments. Voilà donc à peu près un mois que je lisais des textes bouddhistes avec un réel intérêt, découvrant de nouvelles choses chaque jour, certaines me paraissant vraies et d’autre que je ne comprenais pas du tout. Cela faisait un mois que mon esprit faisait de la gymnastique dans une discipline jusqu’alors délaissée. Cette attitude ne fit que s’amplifier au cours des jours, cette démarche commençait à s’imposer en moi comme le fil directeur de mes journées. Je peux dire qu’à ce stade mon être était dans un état exciter, passionné et même un peu plus mais cela restait raisonnable.

 

Le « renouveau charismatique » était donc devenu la piste suivante. [Je voudrais ouvrir une parenthèse à propos d’une crainte qui m’habitait en ce qui concerne l’église catholique, car on ne peut nier l’image vieillissante de celle-ci en France.]. Je retourne donc sur GOOGLE et trouve plusieurs sites qui en parlent. Je survole les points qui m’attirent plus que d’autres sur tous ces sites et je note au passage la forte activité de ces communautés. Puis je trouve le site www.ktotv.com qui a l’avantage de proposer des vidéos en accès libre. Plus besoin de lire : j’écoute différents témoignages qui me touchent beaucoup et c’est à ce moment là que cela à commencer. Certains témoignages suscitaient chez moi une envie de pleurer que je réprimais aussitôt par honte. Seulement j’ai eu envie de me laisser aller, de me laisser envahir par ce nouveau sentiment. Une fois, deux fois, Je n’ai pas eu besoin d’attendre longtemps : je me suis mis à pleurer silencieusement mais à pleurer vraiment. Ce n’est pas cela qui est curieux, ce qui est curieux c’est que pendant un bref moment je n’ai pas put me contrôler. Non pas parce que l’émotion était trop grande mais pour la simple raison que je n’étais plus aux commandes.

 

Les vidéos concernant le renouveau charismatique me montraient des jeunes gens « a fond dans leurs foi » qui chantent et qui prient : ce n’est bien évidemment pas mon cas. Cela me paraissait plutôt irréaliste pour moi.

 

Il me semble que c’est dans cette période que je suis allé à la messe un dimanche pour essayer d’en savoir plus. Ma situation était un peu embarrassante : j’essayais de faire comme les autres mais je ne connaissais pas les paroles des prières. Alors je me contentais d’écouter les paroles du Curé et d’essayer d’apprendre plus de choses.

A partir de ce moment,  tout est assez confus. Il faut retenir simplement que mon état passionné c’était progressivement amplifié en quelque chose « d’obsessionnel ». Cela me travaillais tellement que je me réveillais spontanément vers 4 ou 5h00 pour me remettre à réfléchir et impossible de me rendormir.

 

Ce qui se passait en moi est difficile à décrire mais de façon imagée c’était comme si quelque chose ou quelqu’un voulait entrer en contact et cela me secouait de l’intérieur. Ce n’était pas « toc, toc, toc » qu’on entendait frapper à la porte mais plutôt  « VLAM, VLAM, VLAM » !!! Tout mon être vibrait de l’intérieur de façon un peut violente à mon gout. Et cela en permanence : pas de répit.

 

Je ne savais plus quoi penser : pur délire ? Ou réalité. En fait j’avais peur. Peur que ce soit lui. Peur de cet inconnu et surtout peur de ce qu’il pourrait me demander : Quelque chose du genre « biblique » et de très, très impressionnant, comme je l’avais vu dans certains films !!

 

Ca doit être à ce moment là que je suis retourné à la messe car je prenais enfin conscience que quelque chose de hors norme était en train de se produire et enfin je m’étais décidé à en  parler au Curé tout simplement pour obtenir sa version des faits et pour qu’il m’aide à comprendre : De toute façon je réalisais que je n’avais plus vraiment le choix. A la fin de la messe je pu intercepter son « assistant » je réussi à obtenir un rendez-vous pour le lendemain soir. Ca a été difficile car j’avais vraiment des difficultés à parler : le simple fait d’effleurer le sujet ou d’y faire allusion provoquait en moi une montée de sanglots que j’avais le plus grand mal à contrôler.

 

Le lendemain se passa et le soir arriva : le Curé m’accueilli sur le pas de sa porte et me fit entrer dans le couloir : je balbutiais deux ou trois mots…Il ne lui fallut pas longtemps pour comprendre qu’il fallait qu’on s’assoit. Je n’arrivais plus à aligner deux mots si bien qu’il me fit écrire mon nom, mon âge et mon adresse sans quoi il n’aurait pas put le savoir. Les sanglots arrivaient par vagues et ce qui devait arriver arriva : je craquais la tête entre mes mains…pauvre Curé, je lui fais vivre un moment désagréable. Ca m’a un peu soulagé et on put enfin parler de choses et d’autres. Mais je n’avais pas eu le courage de lui dire réellement ce que je pensais qui m’arrivait de peur de passer pour un fou.

 

Le lendemain est le jour où j’ai commencé à écrire cette lettre. Cette matinée ne me laissait pas non plus de répit. J’avais l’impression de me diriger vers une impasse. Est ce que c’est lui ? Est ce que c’est ma tête qui s’emballe toute seule ? Je ne sais plus quoi penser. Cela fait plusieurs jours que mes yeux sont larmoyants en permanence, maintenant il n’y a plus de larmes car je n’en ai plus assez. La fatigue c’est accumulée du fait de certaines insomnies à réfléchir à ce qui m’arrivait. Estomac noué, respiration difficile, répression quasi permanente de sanglots. Je commence à éprouver des difficultés pour travailler car à peut près 70% de ma tête est occupée par tout ça. Cependant je n’éprouve pas de souffrance, juste un gros, gros malaise.

 

C’est à cause du paragraphe suivant que je souhaitais, à l’origine, rester dans l’anonymat. Mais je ne peux raisonnablement pas cacher quoique ce soit : c’est trop important pour les autres.

 Je bois un café et ça me réveille. Peut-être même un peu trop et je commence à avoir envie d’aller faire un tour du côté des sites pornographiques…Je m’interpelle alors immédiatement en moi : Comment peux-tu penser à aller sur ce site en ce moment !!! Comment oses-tu !!!

 

Et pourtant l’envie était bien là et bien ancrée : je réfléchis : Soit je vais sur ce site dans ce contexte et j’endosse une multitude de remords. Soit je me maitrise mais je dois me satisfaire d’une religiosité qui m’impose des contraintes. Je préférais alors les remords plutôt qu’une religiosité dans laquelle une partie de moi ne pouvait entrer. C’est donc avec mille remords que je me soulageais.

 

L’instant d’après allait mettre fin à la première partie de cet épisode. Lorsque mes hormones se sont tues et que je me trouvais un peu apaisé, je réalisais subitement ma première vérité :

 

C’est la nature même de l’homme charnel qui rend l’homme spirituel si faible et si fragile. (voir note h)

 

 

Les milles remords viennent de s’envoler. (voir note k) 

 

Je réalisais à quel point la nature même de mon être que je croyais solide et triomphante dans la vie était en fait douce et fragile : humaine.

 

Je me senti nu comme une tortue qui vient de perdre sa carapace.

 

De cette première vérité et grâce à la paix qui s’installait,  allait découler tout naturellement la suite.

 

Je réalisais dans la foulée que je venais d’assister à mon premier cours et que c’est LUI qui l’orchestrait : il m’avait sciemment mis face à ce choix dans mon état quasi dépressif et il savait exactement où cela me mènerait dans mes déductions.

 

Ceci amenant cela, je réalisais qu’il me connaissait bien mieux que je ne me connaissais. Je réalisais qu’il me connaissait PARFAITEMENT.

 

Ainsi la peur qu’il me demande de faire quelque chose dont je ne me sente  pas capable venait aussi de s’effacer car il venait de me monter que j’étais faible et fragile et surtout qu’il le savait déjà et que par conséquent il savait exactement de quoi je suis capable et de quoi je ne suis pas capable : je ne devais donc plus avoir peur de lui.

 

La matinée se termina et l’après midi commença : un tout aussi étrange et inoubliable après-midi.

Cet après-midi là j’étais en déplacement, je ne travaillais pas au bureau et c’est sur mon trajet, dans ma voiture que je réalisais une autre vérité. J’étais alors tout faible et tout fragile, j’avais un peu froid et pas trop de force mais la paix était en train de s’installer en moi. Après une courte période qui ressemble à une petite convalescence, je réalisais que j’étais guéri de quelque chose alors que je ne me savais pas malade.

 

Je me sentais tout à fait détendu et apaisé au volant de ma voiture. Je n’avais plus besoin de jouer un quelconque rôle ni de me protéger. Au fur et à mesure que la route défilait je réalisais que je ne fronçais plus les sourcils ni le front en conduisant. Je n’étais plus éblouis par le soleil ou bien cela ne me gênais plus vraiment. Je remarquais aussi qu’un petit sourire était accroché à mon visage. J’étais tout simplement bien, serein et satisfait. Je constatais aussi que ce n’était pas le cas des conducteurs des véhicules qui passaient en sens inverse : curieusement quand je les regardais j’avais l’impression de me voir avant. Ce sentiment de plénitude (voir note a)   fut rejoint par un autre nouveau sentiment jamais vécu auparavant : Lorsque je regardais les gens dans leur voitures je constatais que je me mettais à les aimer réellement, je me mettais à les aimer tendrement tous. Quelque soit leur voiture petite ou grosse, quelque soit la couleur de leur peau mat ou claire, quelque soit leur état agressif ou tout simplement inexpressif, je les aimais tous sans exception. Je n’avais plus peur de les regarder dans les yeux. Quand je le faisais, plus aucun préjugé ne jaillissait en moi. J’étais tout simplement bon. Je pense que je les aimais chacun parce que je voyais la véritable nature de ses gens là et en conséquence de quoi je ne pouvais que les aimer tous sans exception (voir note b, g, i et n)

Une nuit a passé, et tout au long de la journée j’ai constaté que je perdais successivement cet amour total, puis cette plénitude, puis cette attitude détendue. Les préjugés reviennent et j’ai bien moins d’assurance. Un voile retombe et m’empêche de voir la vraie nature des gens. Ceci n’était que temporaire !!!

Peut-être que c’était juste pour me faire voir ce qu’il est possible d’atteindre lorsque l’on ouvre son cœur a son créateur et qu’on le laisse prendre les commandes pour qu’il nous guide. On notera que je peux maintenant reprendre une vie « normale », retrouver le foyer et mon travail.

Dieu existe. Si vous en doutez je dirais que c’est normal…mais plus pour moi.

1 semaine ou plus de sanglots suivit d’une journée ou les vérités s’enchainent pour aboutir à une vision unique de notre monde : ça n’est vraiment pas quelque chose de commun.

 

Dieu est accessible à tous. N’ayez pas peur de ne pas être à la hauteur car il s’ajustera à votre hauteur.

 

Il ne semble pas être comme une personne qui s’inviterait en vous car j’ai l’impression qu’il est déjà en nous et cela probablement depuis toujours. En fait c’est un peu comme si que c’était moi qui faisais partie de lui et pas l’inverse. Pour essayer d’expliquer ça de façon imagée on peut imaginer qu’il est un peintre qui peint une œuvre : une scène représentant des hommes et des femmes dans la nature par exemple. La zone où nous apparaissons est une partie de cette toile, cette zone n’est pas prépondérante dans ce tableau car il y a aussi les arbres, un champ, des oiseaux, etc... : Il semble que nous sommes le résultat de l’expression de Dieu.

 

Curieusement j’ai envie qu’il sache que je vais mieux,  mais je n’ai pas envie de dire merci à Dieu…Mais maintenant je sais pourquoi : Si votre père ou votre mère vous étreigne, vous embrasse ou vous témoigne de l’amour et de l’affection, allez-vous lui dire merci ?

 

Je n’ai pas réussit à me représenter Dieu dans ma tête.

 

Le message semble être parfaitement personnalisé et adapté à chacun de nous.

 

Je sais maintenant pourquoi j’ai écris ce papier. J’ai écris cela pour trois raisons. La première est que j’avais besoin de remettre tout en ordre dans ma tête sans trop tarder pour essayer d’en extraire et d’approfondir les réflexions ci-dessus. La deuxième raison est que ce texte me resservira plus tard car comme je vous l’ai dit le voile est en train de retomber sur mes yeux : je n’ai plus la même capacité de déduction, je redeviens comme avant, comme tout le monde. Enfin la troisième raison est que je ne peux m’empêcher de penser à tous ceux qui comme moi ont a un moment de leur vie le désir ou le besoin aussi petit soit-il de dépoussiérer des vieilles questions laissées en suspend. Je ne peux m’empêcher de penser qu’il y en a un grand nombre qui continueront de les ignorer sans savoir qu’ils sont en train de rater leur rencontre. J’espère sincèrement que ce texte servira à d’autres.

 

En ce qui me concerne, j’ai besoin de me reposer, et de laisser murir cet évènement en moi. Je mange moins et les informations télévisées me rendent plus triste. Ce phénomène à initier un changement en moi et ma vision des choses sur ce monde est pour le moins modifiée. A ce stade je ne sais pas ce que je ferais demain.

 

Nous sommes le 25 août 2006 : Une très bonne nouvelle : je m’aperçois que mon épaule ne me fait plus souffrir. J’avais mal depuis que j’étais mal tombé au Judo en 2002. J’avais pourtant vu un kinésithérapeute, un ostéopathe, un chiropracteur et deux magnétiseurs sans grand résultat. C’est vrai qu’hier j’ai senti qu’il se passait encore quelque chose : j’avais mal aux muscles, comme des courbatures avec de temps en temps de la chaleur et cela se déplaçait dans différents endroits de mon corps  (voir note d) 

Bien évidemment que maintenant j’ai envie de Lui dire mille fois merci.

J’ai entrepris une démarche de catéchumène pour me faire baptiser.

Je me suis calmé, je suis moins « hystérique » avec la religion. Il semble que je quitte une religion de passion pour une religion passionnée mais raisonnée.

Je ne crains plus l’avenir.

 

Dieu,

Tu m’as montré que je ne suis plus seul,

Tu m’as montré que nous sommes tous identiques à tes yeux.

Tu m’as montré que tu aimes intensément tous tes enfants.

Tu m’as montré que l’homme est fragile et qu’il lui manque l’Esprit Saint.

Tu m’as montré que j’étais dans la bonne maison.

Merci infiniment pour tout,

Amen 
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